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LES DECOUVERTES EN 2009 - ADRENOLEUCODYSTROPHIE

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LES DECOUVERTES EN 2009 - ADRENOLEUCODYSTROPHIE

Message par Admin le Jeu 5 Nov - 21:03

Message de l'AFM et TELETHON
http://www.telethon.fr/ewb_pages/c/coordination-locales-telethon.php
- à diffuser
reçu ce jour par mail
bonne lecture

Evry, le 5 novembre 2009,

Bonjour,
Cette victoire est la vôtre !

Thérapie génique de l´adrénoleucodystrophie

Les résultats sont là !
Une avancée majeure pour tous ceux qui, depuis des années, se mobilisent pour la guérison

L´équipe française du Pr Aubourg et du Dr Cartier-Lacave (Hôpital Saint-Vincent de Paul, Inserm), soutenue de longue date par l´AFM grâce aux dons du Téléthon, annonce, dans la prestigieuse revue Science, avoir traité avec succès par thérapie génique deux enfants atteints d´une grave maladie génétique du cerveau, l´adrénoleucodystrophie. C´est une avancée majeure pour tous ceux qui souffrent de maladies rares et pour tous ceux qui, depuis des années, se mobilisent à leurs côtés notamment durant les Téléthon.

Les 4 et 5 décembre prochains, le Téléthon 2009 rassemblera, partout en France, tous ceux qui croient que « Tous, on est plus forts que tout ». Une mobilisation plus que jamais cruciale. En effet, grâce aux dons du Téléthon, l´AFM soutient plus de 30 essais thérapeutiques pour 30 maladies différentes. Des maladies neuromusculaires ou neurologiques, des maladies du sang, de la vision, de la peau, du système immunitaire... 30 premières maladies aux portes du médicament. 30 maladies qui ouvrent la voie à la médecine de demain au bénéfice du plus grand nombre.

Toutes les informations liées à cette annonce sur : www.afm-telethon.fr.

Du fond du coeur, je vous remercie de votre confiance et de votre engagement.

Très sincèrement,

05/11/2009 - Deux enfants atteints d'une maladie cérébrale mortelle traités avec succès

Deux jeunes enfants atteints d'adrénoleucodystrophie, une maladie cérébrale mortelle, ont été traités avec succès grâce à un nouveau vecteur de thérapie génique, un traitement développé par le Pr Patrick Aubourg et le Dr Nathalie Cartier-Lacave (Hôpital Saint-Vincent de Paul, Inserm). Plus de deux ans après le début du traitement, la progression de leur maladie a été arrêtée et aucun effet secondaire n'a été observé jusqu'ici. Une victoire pour ces deux garçons qui ne pouvaient pas bénéficier d'une greffe de moelle osseuse et une étape importante sur le chemin de la guérison des maladies génétiques rares par thérapie génique. Cette première concrétise aussi les espoirs placés dans l'utilisation de vecteurs de thérapie génique dérivés du virus VIH (lentivirus) pour une application thérapeutique chez l'homme.

La nouvelle approche consiste à greffer les propres cellules de moelle osseuse du patient après traitement par thérapie génique sans recourir à un donneur, évitant ainsi les complications de la greffe.
Les cellules souches de la moelle osseuse des patients sont prélevées, puis corrigées par transfert d'une version fonctionnelle du gène déficient à l'aide d'un vecteur de thérapie génique dérivé du virus VIH modifié et inactivé.

Des échantillons de tissus ont en effet été confiés à GénoSafe, la société d'Evry créée par l'AFM et Généthon, le laboratoire financé grâce aux dons du Téléthon. Cette société a été chargée de s'assurer notamment qu'aucun virus pathogène s'était "reformé" et qui, au vu des résultats, a pu donner son feu vert à la suite du traitement. C'est en effet la première fois au monde que le lentivirus HIV, dépourvu bien sûr de ces éléments génétiques pathogènes, était utilisé pour transporter un gène chez des personnes non touchées par le Sida.
Les cellules ainsi corrigées sont ré-injectées aux patients comme après une greffe classique; elles vont regagner la moelle osseuse et certaines, par un mécanisme naturel, vont se diriger vers le cerveau du patient et jouer le rôle correcteur.

Aujourd'hui, avec 3 ans de recul pour le premier patient et 2 ans et demi pour le second, il est possible d'affirmer que la thérapie génique de l'adrénoleucodystrophie offre une véritable alternative aux malades qui ne peuvent bénéficier d'une greffe de moelle osseuse.
"Les deux patients traités vont bien : la progression de la maladie s'est arrêtée quelques mois après l'auto-greffe" explique le Dr Nathalie Cartier-Lacave, directeur de recherche à l'Inserm. "C'est la première fois que l'on traite avec succès une maladie grave du cerveau par thérapie génique, ce qui donne un nouvel élan pour le traitement des maladies humaines par ce type d'approche" ajoute le Pr Patrick Aubourg qui a notamment permis à cet essai thérapeutique, après 16 ans de recherche, d'aboutir.

2007
La thérapie génique aux portes du traitement


A Milan, en Italie, une équipe soutenue par les Téléthon français et italien s'apprête à déposer la première demande d'autorisation de mise sur le marché pour une thérapie génique concernant un déficit immunitaire. Les 10 enfants traités lors de l'essai réalisé au préalable sont sortis de leur bulle stérile et ont retrouvé une vie normale.


2005
Généthon, 1er labo pour la production de vecteurs-médicaments


Le passage aux essais sur l'homme nécessite le développement de plateformes de production de médicaments selon des normes très strictes. Au-delà de la plateforme nantaise, Généthon, financé à plus de 90% par le Téléthon, a été le premier laboratoire non pharmaceutique à bénéficier de la labellisation des autorités de santé pour la production de vecteurs-médicaments utilisables chez l'homme

2005
Le droit à compensation est reconnu pour les personnes handicapées


Parallèlement au combat pour la guérison, l'AFM continue à aider les familles dans leur vie quotidienne et oeuvre pour que les malades soient enfin reconnus comme des citoyens à part entière. Ses revendications sont, pour la plupart, prises en compte dans la loi pour légalité des chances de 2005 : droit à compensation assurant la prise en charge des aides techniques et humaines nécessaires à l'autonomie des personnes en situation de handicap, droit à la scolarisation en milieu ordinaire, droit à l'emploi...


2004
Les maladies rares sont reconnues comme un enjeu de santé publique


Convaincue que le mouvement associatif est le plus efficace pour porter la revendication des malades, l'AFM a soutenu la création et le développement de structures associatives dédiées aux maladies rares, notamment en leur apportant l'essentiel de leur financement (1997, création d'Eurordis; 2000, création de l'Alliance Maladies Rares; 2001, création de la Plateforme Maladies Rares; 2002, création du GIS-Institut des Maladies Rares...). Sous leur impulsion, la loi de santé publique d'août 2004 retient les maladies rares comme une des 5 priorités stratégiques de santé publique.


2000
1ères avancées scientifiques marquantes


En 2000, le Pr Alain Fischer et le Dr Marina Cavazanna-Calvo (Inserm, Hôpital Necker-Enfants Malades) annoncent que des bébés sans défenses immunitaires sont sortis, grâce à une thérapie génique, de leur bulle stérile pour mener une vie normale. Des patients atteints d’une grave maladie neurodégénérative, la maladie de Huntington, présentent une amélioration de leurs capacités intellectuelles et motrices grâce à une thérapie cellulaire. Des infarctus du myocarde ont été contrés par des greffes de cellules musculaires. Grâce aux dons du Téléthon, l'AFM explore différentes pistes thérapeutiques qui démontrent leur efficacité.


Laurence Tiennot-Herment
Présidente de l´AFM

Franc succès pour la thérapie génique
LE MONDE | 06.11.09 | 10h46 • Mis à jour le 06.11.09 | 11h19



Ce n'est plus un simple espoir, mais un franc succès. Pour la première fois, une maladie grave touchant le cerveau a pu être traitée par une thérapie génique. La progression de cette pathologie, l'adrénoleucodystrophie liée au chromosome X, a été arrêtée chez deux enfants après une autogreffe de cellules souches de la moelle osseuse dans lesquelles un gène correcteur avait été introduit. Les résultats définitifs de cet essai clinique, mené par Nathalie Cartier et Patrick Aubourg (Inserm et Assistance publique-Hôpitaux de Paris), sont publiés dans la revue Science datée du jeudi 5 novembre.

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Les leucodystrophies frappent un nouveau-né sur 2000 en France. Ce groupe de maladies a en commun d'affecter les cellules du système nerveux central fabricant la gaine de myéline qui enveloppe les nerfs. Dans l'adrénoleucodystrophie, le chromosome X porte une version mutée du gène ABCD1. Seuls les garçons sont donc atteints de la maladie. Celle-ci évolue progressivement, avec entre l'âge de 5 et 12 ans l'apparition d'anomalies à l'imagerie médicale du cerveau sans signes cliniques. Puis, les manifestations pathologiques apparaissent et le malade devient grabataire, avec une altération de ses fonctions intellectuelles et motrices.

Le professeur Patrick Aubourg, qui avait identifié en 1993 le gène en cause avec le professeur Jean-Louis Mandel, a conçu un essai de thérapie génique, destiné à traiter des patients pour lesquels il n'y avait pas de donneur de moelle osseuse compatible disponible. Cet essai, dont des résultats intermédiaires étaient encourageants (Le Monde du 30 octobre 2007), s'est conclu avec un suivi qui aura duré respectivement vingt-quatre et trentemois pour les deux enfants y ayant participé.

Chez ces deux malades porteurs de la mutation, des cellules souches de la moelle osseuse – capables de donner l'ensemble des lignées cellulaires sanguines – ont été récoltées dans le sang périphérique. Elles ont été mises en présence d'un vecteur lentiviral dérivé du VIH, qui a la particularité de pénétrer dans le noyau des cellules. Ce vecteur portait la bonne version du gène ABCD1. Une fois réinjectées dans le sang des deux enfants, les cellules souches porteuses du gène correcteur ont eu une descendance cellulaire qui s'est retrouvée notamment dans le cerveau. Sur le plan des lésions, le processus de démyélinisation des cellules nerveuses s'est arrêté en un peu plus d'un an. Les fonctions neurologiques et cognitives sont restées stables au cours de la période de suivi, et les résultats sont tout à fait comparables à ceux d'une greffe de moelle osseuse réussie – sans l'inconvénient de l'administration, à vie, d'un traitement antirejet.

Cette étude, qui a mobilisé une large équipe, incluant notamment les professeurs Marina Cavazzana-Calvo et Alain Fischer (Inserm, hôpital Necker, Paris) était financièrement soutenue par l'association européenne contre les leucodystrophies (ELA). Le premier enseignement qui peut en être tiré est la confirmation qu'il est possible, au moyen d'un vecteur lentiviral, de corriger les cellules souches de la moelle osseuse. "Nous avons obtenu une correction importante, de l'ordre de 15 %, souligne le professeur Aubourg. Il faut savoir que dans la thérapie génique des “enfants bulle”, par exemple, le taux de correction est inférieur à 0,01 %. Nous allons travailler pour augmenter le pourcentage de cellules corrigées. Le vecteur lentiviral pourrait être appliqué à d'autres maladies génétiques comme la bêta-thalassémie ou la drépanocytose."

La deuxième leçon est la sécurité d'emploi de cette technique. L'intégration du vecteur lentiviral dans le génome du malade n'allait-elle pas entraîner des effets secondaires ? Les risques étaient limités par le fait que le vecteur était doté d'un dispositif d'auto-inactivation: il s'inactivait une fois intégré et n'a donc pas joué de rôle néfaste. Grâce au travail de Christof Von Kalle (Centre allemand de recherche sur le cancer, Heidelberg), les différents sites d'intégration ont pu être surveillés. "Même si nous nous devons de rester prudents, les résultats sont rassurants sur l'innocuité du vecteur", indique le professeur Aubourg.

Le troisième enseignement, souligné dans un commentaire de Luigi Naldini (San Raffaele Telethon Institute for Gene Therapy, Milan, Italie), publié dans le même numéro de Science, est que ces résultats et d'autres récemment parus vont sans doute redonner un élan à la thérapie génique. Cette approche thérapeutique, après avoir beaucoup promis, n'avait pour l'heure pas répondu aux espoirs placés en elle.

Paul Benkimoun

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